Les municipes de cette Zone ont une histoire très semblable, qui peut se résumer en disant qu’aux époques les plus anciennes l’homme préhistorique passa par là ; cette affirmation repose sur le fait qu’on a trouvé dans cette région de nombreuses grottes amplement connues, comme celles de : Satián et Pendo, à Escobedo ; Juyo et Ruso, à Igollo, Morin (Villanueva de Villaescusa) ou Covalejos (Piélagos), toutes dans le municipe de Covalejo ;elles ont laissé d’abondants restes matériels et artistiques, d’importance notable, surtout le fameux « Baston del Pendo », qui peut se voir au Musée de Préhistoire et Archéologie de Santander.
Des découvertes isolées dans d’autres grottes, attribuables à des époques postérieures (du néolithique au deuxième Âge de fer), comme le splendide chaudron de Carbárceno, prouvent que des groupes humains ont continué à vivre dans cette zone, logiquement, et assimilant les progrès techniques universels, sans que pour le moment nous puissions en dire davantage, à moins que nous considérions comme valable l’hypothétique correspondance, Camarica= Camargo, qui ne nous parait pas très sérieuse. La stèle de Zurita (Piélagos), nous assure cependant l’existence à proximité du IIème siècle avant Jésus Christ, de Cantabres dans la région.
Les romains, qui apprécièrent la géologie de baie de Santander y laissèrent la preuve de son utilisation. La capitales même de la province, Santander à fourni des restes romains indéniables, surtout à Saint Martin ; et il semble qu’à Maliaño, de récentes excavations ont mis à jour des pièces d’un édifice romain important.
Au Moyen Âge, dés le début de la reconquête, ces vallées participent du repeuplement d’Alphonse I (VIIIème siècle), qui continue au IXème. Nombreuses sont les églises qui à cette époque participeront du mouvement de repeuplement du conte Gundesindo, dans sa lutte pour obtenir le pouvoir sur le monastère de Saint Vincent de Fistoles (Esles), qu’il obtiendra, ainsi que sur ceux de Carbáceno, Penagos, Sobarzo, etc.
Du Xème au XIIème siècle on voit apparaître le seigneuriage monastique de l’abbaye de Santillana. Un grand nombre d’églises et de bourgades sont citées dans son cartulaire (Camargo, 1025 ; Arce 981 etc,.); et autour de la capitale on voit la prédominance de l’ abbé de Saint Emeterio et de Saint Celedonio, de Santander. Au XIV et XVIème siècle, l’organisation des seigneuriages, dans des endroits fondamentalement de ville libre, retombent sur les clans familiers et les nobles qui appartiennent aux maisons de la Vega et de Mendoza surtout, mais aussi à d’autres moins fortes, comme celles de Ceballos, Arce, Villegas etc, .Comme restes de ces pouvoirs nous trouvons : la cathédrale de Santander, la façade de l’église de Camargo, la tour de Velo en Arce, le monastère du Mont Corbán, etc, ; et à l’époque moderne, (XVII-XVIII) : les demeures familiales de Mortera, Muriedas (Musé ethnographique dans celle de Velarde), Arce, Barcenilla, Quijano, Villaescusa, etc et les églises et retables baroques de Rendo, Quijano, Camargo etc., tous remarquables.
La capitale de Santander conserve quelques monuments intéressants : crypte du Christ (s.XIII), le palais de Pronillo ( XVI-XVII), l’église de la Compagnie (s XVI-XVII), etc.